Conduire un scooter à Bali

Louer et conduire un scooter à Bali en 2026: tout ce qu’il faut savoir

✏️ Article mis à jour en 2026. J’ai vécu à Bali pendant plusieurs années et fait des milliers de kilomètres en scooter sur l’île. Les prix ont changé depuis la version originale de 2014, j’ai tout actualisé — y compris la section sur la police qui reste… d’actualité.

Le scooter à Bali, c’est pas une option. C’est le moyen de transport. Les taxis sont chers, les voitures de location sont coincées dans les embouteillages de Kuta pendant des heures, et les transports en commun n’existent pratiquement pas en dehors des grandes villes. Le scooter, lui, se faufile partout, se gare n’importe où, et te donne une liberté totale pour explorer l’île à ton rythme.

Est-ce que c’est sans risque ? Non. Est-ce que c’est gérable avec un minimum de bon sens ? Absolument. J’ai vécu à Bali plusieurs années, j’ai mis plusieurs fois mes deux roues dans les ornières de Canggu, et je suis encore là pour en parler. Voilà tout ce qu’il faut savoir.

Où louer un scooter à Bali

La bonne nouvelle : il y en a littéralement à chaque coin de rue. Des petites boutiques de location indépendantes, des guesthouses qui proposent aussi des scooters, des apps comme Traveloka ou Gojek — l’offre est partout.

Pour une location courte (1 à 3 jours), tu peux y aller à la volée dans n’importe quelle boutique de location de ton quartier. Pour une location longue (une semaine ou plus), ça vaut le coup de faire le tour de deux ou trois shops et de négocier. Les prix sont toujours discutables.

Ce qu’il faut vérifier avant de partir avec le scooter :

  • L’état général — note les rayures et éraflures existantes avant de signer quoi que ce soit (prends des photos)
  • Les freins avant et arrière — teste-les à l’arrêt
  • Le klaxon — crucial à Bali, tu vas t’en servir 50 fois par jour
  • Les phares — avant et arrière
  • Le niveau d’essence
  • Le cadenas / antivol fourni avec
💡 Astuce : Demande toujours le numéro de téléphone du loueur. Si tu tombes en panne, crève un pneu ou as un souci mécanique, un bon loueur vient chercher le scooter et t’en amène un autre. C’est inclus dans la plupart des locations mensuelles.

Les prix de location en 2025

Les prix ont bien évolué depuis 2014. Voici les tarifs actuels pour un scooter automatique standard (Honda Beat ou Yamaha Mio, les plus courants) :

  • À la journée : 60 000 – 100 000 IDR (3,50 – 6€)
  • À la semaine : 300 000 – 500 000 IDR (17 – 30€)
  • Au mois : 700 000 – 1 000 000 IDR (40 – 60€)

Les scooters semi-automatiques ou les modèles plus récents (Honda PCX, Yamaha NMAX) coûtent 20-30% de plus. Si tu prévois de passer plus de 5 jours à Bali, la location à la semaine est clairement plus avantageuse.

L’avantage de la location mensuelle par rapport à l’achat : tu n’as pas à t’occuper de l’entretien, des révisions ou des réparations. Le loueur gère tout.

Le permis : ce qu’il faut vraiment avoir

C’est la question que tout le monde pose, et la réponse honnête c’est : tu peux louer un scooter sans rien montrer du tout. Aucun loueur ne va te demander ton permis. Tu paies, tu pars.

Mais voilà où ça se complique : les contrôles de police, eux, peuvent te demander un permis international (catégorie A pour les deux-roues). Sans ça, tu risques une amende — officielle ou pas (on en parle dans la section police).

Ce qu’il te faut techniquement pour être en règle :

  • Ton permis de conduire français/belge/suisse avec la catégorie A (moto) ET
  • Un Permis International de Conduire (PIC) — à demander à votre préfecture ou sous-préfecture avant de partir, gratuit, valable 3 ans

Si tu n’as que le permis B (voiture), techniquement tu n’es pas autorisé à conduire une moto en Indonésie. En pratique, beaucoup de gens le font quand même — c’est ton choix, mais sache ce que tu risques.

⚠️ Important : Au-delà de la police, c’est surtout une question d’assurance. En cas d’accident sans permis valide, certaines assurances voyage peuvent refuser de couvrir les frais médicaux. Lis les conditions de ta police avant de monter sur un scooter.

Conduire à Bali : les règles du jeu

Deux choses à graver dans ta mémoire avant de démarrer :

1. On roule à gauche. C’est déstabilisant au début — surtout au premier carrefour — mais on s’y fait étonnamment vite, en général dès le premier jour.

2. Oublie la priorité. À Bali, la priorité n’existe pas vraiment. Ou plutôt, c’est le plus gros ou celui qui klaxonne le plus fort qui passe. Ce n’est pas une métaphore. Ne t’énèrve pas, ne revendique rien, adapte-toi au flux.

Ce qui est surprenant, c’est que malgré le chaos apparent, les Balinais conduisent en réalité assez prudemment — pas de queue de poisson, pas de freinage brutal, personne qui déboite comme un fou. Tout le monde s’évite doucement, comme une chorégraphie improvisée. Si tu rentres dans cette logique au lieu de te battre contre elle, ça se passe très bien.

Les dangers réels à surveiller

  • Les nids de poule — les routes balinaises en sont pleines, y compris sur des axes principaux. Sois toujours attentif au sol, surtout la nuit.
  • Les chiens errants — ils traversent n’importe quand, n’importe où. Ralentis dans les villages.
  • Les routes mouillées — en saison des pluies, les routes deviennent glissantes en quelques secondes. Anticipe ton freinage.
  • La nuit — l’éclairage public est quasi inexistant hors des zones touristiques. Évite de rouler tard si tu ne connais pas bien la route.
  • Le rack surf — si tu montes un porte-planche sur ton scooter, pense à retirer les extensions quand tu n’as pas ta planche. On oublie, on s’accroche partout, et c’est dangereux.
🗺️ Navigation : Google Maps fonctionne très bien à Bali et connaît la plupart des petites routes. Mets ton téléphone dans un support guidon (ils coûtent 2€ au marché local) et utilise les écouteurs avec un seul oreille pour entendre la navigation. Beaucoup plus safe que de regarder son écran en roulant.

Sécurité et équipement : ce que je recommande vraiment

Le casque — pas négociable

Les casques fournis en location sont souvent dans un état déplorable — sales, mal réglés, avec des sangles qui tiennent à peine. Si tu restes plus de deux ou trois jours, achète ton propre casque. Tu en trouves de corrects dans les grandes surfaces (Carrefour, Bintang Superstore) ou dans les magasins spécialisés pour 150 000 à 400 000 IDR (9 – 24€). Tu peux le revendre ou le donner en repartant.

Prends un modèle avec visière intégrale si tu prends de la vitesse sur des grandes routes — les nuages d’insectes à 60 km/h, c’est moins sympa qu’il n’y paraît.

🛒 Casque et accessoires scooter sur Amazon :
Si tu veux partir de France avec un casque homologué léger pour le voyage, quelques modèles pliables ou compacts existent. Sinon, achète sur place — c’est bien moins cher. Côté accessoires utiles à emporter : un support téléphone pour guidon et un câble antivol léger — pratiques et peu encombrants dans le sac.

Ce qu’il faut porter

Je sais, il fait 30°C et l’envie de rouler en tong et t-shirt est forte. Mais en cas de chute même légère, le bitume fait des dégâts. Au minimum : chaussures fermées, pantalon long pour les trajets de plus de 20 minutes. Et le casque, toujours.

Faire le plein à Bali

Tu as deux options :

Les stations Pertamina (Pertalite ou Pertamax selon les pompes) : les plus fiables, présentes dans toutes les zones touristiques et sur les grandes routes. Un plein complet coûte environ 20 000 – 30 000 IDR (1,20 – 1,80€). On ne paie qu’en cash.

Les vendeurs de bord de route : tu les repères facilement — des bouteilles en verre (souvent des bouteilles d’Absolut Vodka d’un litre, oui vraiment) alignées devant les petits warungs. Prix légèrement plus élevé au litre, mais pratique quand tu es loin de tout. Compte environ 15 000 IDR le litre.

Un scooter automatique standard consomme très peu — un plein te permet facilement de parcourir 100 à 150 km. Dans la pratique, tu fais le plein tous les 2-3 jours.

La police et les contrôles : la vraie vérité

Soyons honnêtes — c’est souvent la section la plus utile de ce genre d’article, et personne ne la rédige clairement. Alors voilà comment ça se passe vraiment.

La police fait régulièrement des contrôles sur les axes fréquentés par les touristes. Ils arrêtent préférentiellement les étrangers. Deux infractions habituellement invoquées : pas de casque et pas de permis international.

Si tu es en règle (casque + permis international), tu montres tes documents, tu souris, et tu repars. Ça dure 2 minutes.

Si tu n’as pas de permis international, voici ce qui se passe généralement : le policier t’annonce une amende élevée (on m’a demandé 1 000 000 IDR à mon premier contrôle), mais te propose de “régler ça rapidement” pour beaucoup moins cher — 100 000 à 200 000 IDR en direct. C’est du racket institutionnalisé, tout le monde le sait.

Mon conseil personnel, qui est strictement le mien et que tu fais comme tu veux : j’ai toujours eu un petit portefeuille séparé dans la boîte à gants avec un billet de 50 000 – 100 000 IDR. Ça règle la conversation en moins de 5 minutes. Sois poli, ne te montre pas énervé, et ça se passe bien.

💡 Le vrai conseil : Obtiens ton permis international avant de partir. C’est gratuit, ça prend 10 minutes en préfecture, et ça règle le problème proprement. Tu en auras besoin de toute façon pour l’assurance.

Scooter avec chauffeur : la bonne alternative

Si tu ne te sens pas à l’aise à l’idée de conduire toi-même — et c’est tout à fait légitime, surtout pour un premier séjour — tu peux louer un scooter avec chauffeur. C’est beaucoup plus pratique qu’un taxi et bien moins cher qu’une voiture avec chauffeur.

Les tarifs habituels en 2025 :

  • Trajet simple (ex. Kerobokan → Ubud) : 100 000 – 150 000 IDR
  • Journée complète avec chauffeur (8-10h) : 300 000 – 500 000 IDR

L’avantage : ton chauffeur connaît les routes, les raccourcis, et peut te servir de guide improvisé s’il parle un peu anglais. C’est souvent une meilleure expérience qu’un chauffeur de voiture pour découvrir l’île.

Tu peux aussi utiliser Gojek ou Grab (les équivalents Uber locaux) pour des courses en scooter-taxi ponctuelles — très pratique et très bon marché pour des trajets courts en ville.

Assurance voyage et santé : ne plaisante pas avec ça

C’est le point le plus sérieux de tout l’article. Les accidents de scooter représentent une part significative des urgences médicales sur les touristes à Bali. Les cliniques expat (BIMC, Siloam) sont de bonne qualité mais très chères. Partir à Bali en scooter sans assurance voyage, c’est prendre un risque financier majeur.

Vérifie absolument deux choses dans ta police d’assurance :

  • Elle couvre bien les accidents de moto/scooter
  • La couverture est valable avec un permis international (certaines exigent la catégorie A)
🛡️ Assurance voyage recommandée :
Pour les séjours longs à Bali, j’utilise Ekta Traveling qui couvre bien les activités à risque dont les sports et la moto. Lis les conditions avant de partir.
📱 eSIM Indonésie — ne pars pas sans internet :
Avoir internet sur son téléphone à Bali, c’est essentiel — pour Google Maps, Gojek, Grab, et trouver de l’aide en cas de problème. Airalo propose des eSIM Indonésie activables avant de partir — environ 6-10€ pour 7 jours de données.

D’autres articles utiles pour préparer ton séjour à Bali

Le mot de la fin

Le scooter, c’est vraiment la meilleure façon de vivre Bali. Pas juste de la visiter — de la vivre. Tu t’arrêtes quand tu veux, tu prends les petites routes, tu découvres des coins que tu n’aurais jamais trouvés en voiture ou en taxi. C’est ça, l’île des dieux.

Prends ton permis international avant de partir, achète un bon casque sur place, roule cool, et tout se passe bien. Des questions sur un itinéraire en scooter ou un spot particulier ? Laisse un commentaire, je réponds à tout.

Questions fréquentes sur le scooter à Bali

Faut-il un permis moto pour louer un scooter à Bali ?

Techniquement oui — il te faut ton permis moto (catégorie A) + un permis international de conduire. Les loueurs ne te le demandent pas, mais la police peut te contrôler et infliger une amende si tu n’as pas le permis international. C’est aussi indispensable pour que ton assurance voyage soit valable en cas d’accident.

Combien coûte la location d’un scooter à Bali en 2025 ?

Entre 60 000 et 100 000 IDR par jour (3,50 – 6€), ou 700 000 à 1 000 000 IDR par mois (40 – 60€) pour un scooter automatique standard. Tout est négociable, surtout pour les durées longues.

Est-ce dangereux de conduire un scooter à Bali ?

Le trafic peut être chaotique à première vue, mais les Balinais conduisent prudemment et doucement. Les vrais dangers sont les nids de poule, les chiens errants et les routes glissantes en saison des pluies. Avec un casque, un minimum d’attention et une assurance voyage, ça se passe très bien pour la grande majorité des voyageurs.

Peut-on conduire un scooter à Bali sans expérience ?

Si tu n’as jamais conduit de scooter, commence par t’entraîner dans une petite rue calme avant de te lancer dans le trafic. Les scooters automatiques (Honda Beat, Yamaha Mio) sont très faciles à prendre en main — pas de vitesses, juste accélérer et freiner. La plupart des gens trouvent leurs marques en une heure. Si tu n’es vraiment pas à l’aise, l’option scooter avec chauffeur via Gojek est excellente.

Où faire le plein d’essence à Bali ?

Dans les stations Pertamina (partout dans les zones touristiques) ou chez les vendeurs de bord de route qui vendent le carburant en bouteilles. Un plein complet coûte 20 000 – 30 000 IDR (moins de 2€). On ne paie qu’en cash.

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